
communiqué de presse: Paris, le 1er avril 2024
La France est le premier consommateur d’Europe de cannabis : l’échec XXL de la politique de prohibition contre le trafic de drogues douces doit être posé ! Combien de morts, d’argent d’économie souterraine, de cout financier et humain pour notre police sont engendrés par le trafic dans nos quartiers, devenus des prisons à ciel ouvert pour leurs habitants pris en otage ?
Alors que le tabac et l’alcool tuent 1 000 fois plus que le cannabis, il est temps de s’interroger sur nos politiques publiques alors que l’Allemagne légalise aujourd’hui la consommation avec la dépénalisation avec des coopératives agricoles d’auto-consommation, dans des coffee shop, les « Cannabis Social Club » à un coût légèrement inférieur pour mettre fin aux trafics. Cela limite les importations de cannabis de mauvaise qualité, soutien l’agriculture locale et un produit bio de meilleure qualité avec moins d’effets nocifs pour la santé.
Selon les chiffres de l’Insee sur les morts liées à l’alcool et au tabac, et ceux de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ex-Afssaps), ce sont les drogues légales qui tuent le plus en France. Le tabac est responsable de 78 000 décès chaque année, l’alcool 49 000. Les opioïdes légaux – hors traitements de substitution – n’ont tué que 43 personnes. La France se trompe de combat et doit renforcer la lutte contre les effets néfastes de l’alcool, malgré le fort lobby viticulture en France, et du tabac.
LES ECOLOGISTES proposent une expérimentation locale d’un an à Marseille pour mettre fin à la course perdue d’avance entre le chat et les souris, avant d’envisager de l’étendre sur tout le territoire. Si la ville verte de Strasbourg est volontaire pour un affichage politique, elle n’est pas pertinente comme laboratoire d’expérimentation. Les souris sont plus nombreuses, plus mobiles, plus riches que les forces de l’ordre qui sont en nombre insuffisant pour pouvoir occuper tous les quartiers de la République en même temps… On ne fait que déplacer les trafics dans des opérations de communication XXL…
A l’image de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) de l’ONU qui plaide pour « réexaminer les politiques et les pratiques » en matière de lutte contre la consommation de drogue, le rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) de janvier 2023, la légalisation permettra de diminuer les coûts de la répression, de faire entrer des recettes fiscales avec une TVA de 20%, avec un contrôle sanitaire plus strict des consommateurs réguliers et financier des thérapies de réduction de consommation de drogue.
Il est temps de sortir de l’hypocrisie française, alors que le cannabis thérapeutique et le cannabis « light » (CBD) sont déjà autorisés. Cela permettra de concentrer les forces de l’ordre sur les trafics de drogue dure et de grand délinquance pour plus d’efficacité, de désencombrer la Justice qui croule sous les dossiers, et de permette de changer de braquet pour nos politiques de santé publique.
L’Europe doit harmoniser ses politiques de lutte contre les trafic de drogue. La création d’une DGSI et DGSE européennes proposée par LES ECOLOGISTES hier (voir communiqué sur notre site), permettra de renforcer l’efficacité de nos politiques de sécurité intérieure et de lutte contre les trafics internationaux en mutualisant nos moyens de renseignement au service d’EUROPOL.
Antonin DUARTE,
Tête de Liste Les Ecologistes pour les élections Européennes du 9 juin 2024
